Les points clés à relever lors d’un repérage !

Après les étapes préparatoires pour bien appréhender ses repérages, voici maintenant un récapitulatif de la « check list » des informations à relever sur un décor par le repéreur, le régisseur ou l’assistant réalisateur.

Pourquoi n’y a t’il pas que le repéreur qui repère ?

Excellente question ! Et bien tout dépend des disponibilités du technicien, du format et de l’économie du film.
Sur un court métrage, les doubles casquettes sont légions. Un second assistant réalisateur peut faire des repérages, tout comme un régisseur adjoint ou assistant régisseur local en région ou encore un repéreur dédié. Il est d’ailleurs fréquent que ce dernier passe dans l’équipe régie ou mise en scène à l’approche du tournage.
Sur un long métrage, ce schéma peut aussi se reproduire si le budget est réduit. Pour les projets mieux financés, un repéreur de métier et des agences de repérages sont sollicités.

Il n’est pas rare, en court métrage du moins, que le réalisateur, lui même, fasse quelques repérages en phase de développement ou de pré-préparation du film.

Mais revenons au sujet. Voici les points principaux à relever quand vous repérez un décor.

LES POINTS INDISPENSABLES

– L’adresse postale.
– Les coordonnées GPS pour préciser une localisation sans adresse évidente.
– Le contact du décor et ses coordonnées (particulier, professionnel, syndic, institution…)
– Les disponibilités du lieu pour la préparation (déco, prélight) et le tournage.
– L’exposition par rapport au soleil.
– Le coût éventuel.
– Les dimensions approximatives (appartement, maison… le nombre de pièces…)
– L’ampérage du compteur électrique.
– A défaut d’une source immédiate de branchement éléctrique, on en relève les possibilités dans un rayon proche autour du décor.
– Faire des photos en quantité du lieu. Des vidéos éventuellement.

LES POINTS IMPORTANTS

– Les nuisances visuelles (panneaux publicitaires ou autres manifestations disgracieuses, anachronismes pour un film d’époque, travaux…)
– Les nuisances sonores (école proche, avions, trains, église, animaux domestiques, ventilations, travaux encore…)
– L’accessibilité au lieu (code, étage, escalier, ascenseur, monte charge ou non… Les camions peuvent ils y accéder ?… Les transports en commun… les possibilités de stationnement à proximité immédiate)
– Le temps de trajet approximatif depuis le lieu de résidence de l’équipe.
– Les événemements potentiels qui pourraient arriver le jour du tournage (travaux, manifestations, marchés, déviations…)
– La possibilité d’avoir une loge pour le HMC (Habillage, Maquillage, Costume).
– Les restrictions légales : Décor publique ou privé, bloquage de circulation, présence de l’équipe ou de matériels sur la chaussée… Institutions particulières comme les prisons, les aéroports, les monuments historiques… Les droits architecturaux…
– La présence de toilettes.
– La présence du réseau pour les téléphones portables.
– La présence d’animaux (chez un particulier par exemple).

Il vaut mieux un décor trop grand que trop petit… Pensez à l’espace technique (recul caméra, loge, stockage du matériel…)

LES POINTS FACULTATIFS

– Les adresses utiles proches (commerces type supermarché, pharmacie, hôpitaux, tabac, station essence, photocopieuse…)
– Des possibilités de stockage de matériels techniques sur le décor lui même ou tout proche.
– Un plan au sol que vous pouvez dessiner sur votre calepin.
– Demandez autour de vous ! Discuter avec les voisins ou les commerçants du coin si vous avez des questions particulières ou restées sans réponse avec votre contact lapidaire du décor vu précédemment.
– Les lieux de restauration proches pour faire déjeuner ou dîner une équipe.
– La présence d’un réseau internet type Wifi.

… Ces derniers points peuvent être obtenus dans un second temps ou être confiés aux régisseurs.

Ce qu’il faut savoir !

– Au delà de 50 kilomètres, la production doit loger l’équipe sur place.
– Le transport aller et retour, pour atteindre un décor depuis un lieu de rendez-vous (Paris) ou d’hébergement (en région) de l’équipe, doit être inférieur à 2h par jour.
– Au-delà de 2 heures de transport par jour aller et retour, les heures de déplacement sont décomptées comme du temps de travail effectif.

Ce qu’il ne faut JAMAIS faire !

– Présenter un décor à un réalisateur sans avoir un accord de principe.
– Présenter un décor alors qu’il est hors budget ou foncièrement indisponible.
– Présenter les photos d’un décor de votre fichier alors que vous n’y êtes pas retourné depuis des années… Il a pu changer entre temps ;)

Voilà pour l’essentiel.

N’hésitez pas à laisser un commentaire si cet article vous a plu ou si vous avez des compléments d’informations à ajouter. Je le mettrai à jour.

Victor Baussonnie

Victor Baussonnie

1er assistant réalisateur passionné - Paris / France

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  • Mathilde Dusseau

    Toujours bon à relire ;) Merci